ET oui cela fait un an que je suis arrivé à Tarare pour raisons professionnelles et je ne regrette finalement pas trop d'avoir changé d'horizons...
Au niveau du boulot, il est sur que ce n'est plus du tout la même chose. Travailler plus ou moins comme artisan dans le bâtiment seul ou avec son mari et être à la tête d'une structure associative employant moultes caractères bien trempés et tous différents, cela n'a absolument rien à voir, et je dois reconnaître que la situation actuelle me sied mieux, même si elle est génératrice d'un tout autre niveau de stress...
A ce sujet, je me rends compte que de travailler sur des chantiers à poser du carrelage ou à faire des installations électriques n'est pas plus fatiguant que de travailler style col blanc comme je le fais aujourd'hui... Bon il est sur aussi que le rythme de travail en Provence n'est pas le même que dans la région lyonnaise...
A ce nouveau sujet, il me revient en mémoire une discussion que j'avais eu avec la directrice d'une collectivité dans les Hautes-Alpes avec laquelle je travaillais. Elle m'avait presque reproché de ne pas arriver à prendre le rythme du sud, c'est à dire de faire en quelque sorte en deux jours ce qui pourrait être fait en un jour à Lyon et en une bonne demi-journée en Alsace ou en Vendée. Et en fait, ce qui la gênait vraiment, c'était que je donnais le mauvais exemple et que cela risquait de donner de mauvaises idées aux élus dont nous dépendions tous deux et qui se trouvaient être les mêmes...
Fin de disgression, il est sur qu'au niveau du climat, ce n'est plus non plus tout à fait la même chose. Elle est loin la douceur provencale, même si ces derniers temps il n'arrête pas de faire beau et qu'ainsi je peux en profiter pour enfourcher ma motocyclette et aller de réunions en réunions en eux roues, ce qui est je trouve fort agréable et qui permet surtout de quasiment s'affranchir des multiples contraintes inhérentes aux engins à quatre roues que sont les automobiles... En moto, l'entrée dans Lyon par le tunnel de Fourvière n'est qu'une formalité, circuler en ville est bien plus aisé, et se garer est des plus faciles... (alors là je me pose une grave question, faut-il un s ou pas à facile ?)
Par contre, au niveau de l'excitation des papilles gustatives, il est clair que nous n'avons pas perdu au change... Ah les petits bouchons lyonnais ou l'on mange fort bien avec entrée, plat, dessert et café pour le même prix qu'un simple plat à Salernes dans un restaurant qui a quelques prétentions de vouloir faire de la bonne cuisine... Ah la charcuterie lyonnaise, ah ces multiples façons de préparer et de servir des andouillettes, ah ces fameuses quenelles qui sont ici souvent assimilées à des légumes (eh oui, j'ai des collègues de travail du cru qui accompagnent les saucisses qu'elles mangent crues le midi de quenelles en sauce pour remplacer les haricots verts ou les immondes brocolis, et je dois dire que je les comprend).
Et au niveau de la vie culturelle et vie tout court, nous n'avons certainement pas non plus perdu au change en venant nous installer à proximité de la deuxième ou troisième ville de France, c'est selon les classements. Nous n'avons en fait pas encore vraiment eu le temps d'en profiter, mais les effets du déménagement commencent à se tasser, nous allons enfin pouvoir bouger un peu...
Au niveau financier, nous nous en sortons aussi plutôt bien, le coût de la vie n'étant pas vraiment le même. Rien que pour l'essence et le gas-oil, la différence entre Salernes et Tarare oscille entre 10 et 15 centimes par litre...
Bon tout cela pour dire que nous nous accommodons plutôt bien de notre changement de lieu de vie. Et de tout façon nous n'avons guère le temps de nous ennuyer, vu le temps que nous passons l'un et l'autre à travailler...
Moi maintenant, j'attends avec impatience de pouvoir sillonner les routes départementales et nationales du Rhône assis sur ma XR 1200, ou au volant de ma bonne petite Spit que je vais quand même essayer de faire redémarrer un de ces jours...