Et oui, j'ai osé, j'y ai gouté, à la cuisine moléculaire (si vous voulez en savoir beaucoup plus sur ce genre de boustifaille, je vous conseille de chercher ça sur google).
Bon, il faut que je vous explique le contexte. Mon cher et tendre, qui est né un 25 février, s'est fait offrir à cette occasion un menu estampillé "cuisine moléculaire" dans restaurant lyonnais dont déjà le nom a lui seul est toute une histoire : le koodeta.
Situé dans une rue tranquille juste à côté de la Part-Dieu, ce restaurant marque un bon point dès qu'on y entre, avec son cadre vraiment très sympa. On se croirait dans la Caraïbe ou à Cuba, et la musique est plus qu'adaptée au lieu, même si l'on a parfois un peu de mal à s'entendre et surtout à entendre les serveurs ou le chef qui vous explique ce qui vous est proposé.
Et oui, car je crois que nous avons été les seuls de la soirée à prendre le menu moléculaire de ce restaurant, et du coup le chef est venu nous expliquer en personne ce qu'il était à même de nous servir ce soir-là, étant donné qu'il ne travaille qu'avec des produits frais et du marché.
Mais revenons tout d'abord au cadre, qui mérite quelques explication complémentaires. Ce restaurant a été installé dans une espèce d'atelier au fond d'une cour, avec une bonne hauteur sous plafond, avec des escaliers partout. Tout est très coloré, parait agencé de bric et de broc mais quand on y fait attention ce n'est pas le cas du tout (par exemple, même les loupiottes mentionnant les sorties de secours sont arrangées maison m'a t-il semblé).
Mais venons en au coeur du sujet, le repas.
Nous avons eu droit à (je ne vous garantis pas les intitulés, ce n'est que ce que nous avons réussi à retenir) :
- un foie gras au coeur de mangue avec son sucre pétillant (ça c'est assez impressionnant),
- des ballons de St Jacques sur lit de soja sauce au wasabi cuits dans un film plastique étanche sur une pierre,
- des suprêmes de cailles rôties sauce truffe blanche avec fricassée de fèves et son air de cresson,
- une farandole de fruits sauce chocolat pétillant avec on air ce coco et pop-corn virtuel coco.
Cela mérite quelques explications : le sucre pétillant, quand vous le mettez en bouche, il explose, comme ces petits granulés que ceux de mon âge ont connu et qu'on achetait chez la marchande de journaux qui avait de la moustache dans la petite boutique à côté de l'église (je ne vous raconte d'ailleurs pas sa tête le jour, bien plus tard certes, je suis venu acheter chez elle un magazine très gay et que j'ai pris l'air offusqué quand elle a voulu le mettre dans une poche...). le film plastique, il permet de faire cuire les aliments de façon complètement étanche et doit servir à amplifier les saveurs en conservant un aspect très moelleux aux produits. les "air de", ce sot des émulsions à boire présentées dans des éprouvettes avec une paille. et le summum, c'est le pop-corn virtuel, qui consiste en une mousse à base de noix de coco pshittée avec un siphon dans une sorte de casserole fumante car contenant de l'azote et ça ressort comme du pop-corn mais en bouche ca fond sous la langue...
Voila donc en quelques mots par où nous sommes passés, et nous nous en sommes finalement fort bien remis, et je dirais même que nous en sommes sortis fort contents et repus, rassasiés que nous étions de mets fins et goûtus...
Donc, si vous êtes en fonds et que vous avez envie de vous faire une petite folie gustative et originale, dans un cadre sympathique et dans une ambiance exotique, entourés de serveurs assez agréables à l'oeil pour certains, au milieu d'une clientèle plutôt jeune et charmante même si très branchouille, faites un tour au Koodéta, cela change des restaurants traditionnels et des bouchons, ce qui peut être plaisant de temps en temps.