La vie ou l'avis de Thierry du Rhône

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lundi, 13 octobre 2008

A Tarare on se caille...

Décidemment ils font tout pour que les nouveaux arrrivants ne restent pas...

Figurez-vous que notre chaudière au gaz de ville est tombée en panne jeudi. Alors fort benoitement, je me suis dit que j'allais appeler un plombier chauffagiste, afin que ce brave artisan puisse intervenir dans des délais raisonnables.

Et bien que nenni, il ne faut quand même pas rêver. Il faut dire que nous n'avons pas pensé en arrivant à prendre un contrat annuel d'entretien avec un chauffagiste pour cette foutue chaudière, donc c'est un peu de notre faute.

J'aurais donc tout à fait compris que l'intervention n'ait lieu que le samedi, ou que le lundi, et nous aurions régularisé la situation en prenant un contrat en bonne et due forme dans la foulée.

Mais la réponse qui m'a été donnée par le principal professionnel du secteur (a priori, il n'y en a pas beaucoup des professionnels, puisque je n'en trouve deux seulement dans les pages jaunes) me laisse perplexe et dubitatif, car il ne peuvent, dans le meilleur des cas pas intervenir avant le vendredi 17 octobre, et encore ce n'est pas sur...

Mais qu'est ce que je suis venu faire dans ce bled pourri où on prend des PV, et où on doit se doucher à l'eau froide (bon au moins, c'est bien, ça réveille) pendant plus d'une semaine. Heureusement que nous sommes jeunes et de bonne constitution, et que nous ne mourons sans doute pas de devoir nous laver à l'eau bien froide.

La cruche va bientôt être pleine, la dernière goutte d'eau, celle qui va faire déborder, n'est pas loin, je vous le dis moi...

vendredi, 19 septembre 2008

Harcelé à Tarare

Décidemment, ils font tout ce qu'ils peuvent pour me faire fuir...

Cela fait maintenant plus d'un an et demi que je suis à Tarare, et je me demande parfois comment je fais pour tenir...

Mais j'ai subi et mal vécu un petit incident la semaine dernière, incident qui me conforte de plus en plus dans ma volonté de quitter le coin pour de bon et pour de vrai.

Je m'en vais donc vous raconter ma mésaventure...

Ayant récupèré ma Spitfire, je me suis décidé à mettre en vente la 104 et la Samba Cabriolet (250 € pour le première et 500 € pour la seconde si ca vous intéresse), et du coup je me suis logiquement et sans doute fort bêtement dit que j'allais mettre de petites affichettes sur les dites automobiles et les stationner sur des parkings publics.

C'est donc ce que j'ai fait et j'ai laissé la 104 jeudi 4 septembre place Victor Hugo à Tarare.

Et ne voila-t-il pas que, en passant à coté de ma voiture mercredi 10 septembre, je la retrouve avec un PV et avec un grosse marque sur le pneu qui se prolonge au sol, avec la date du jour inscrite sur le sol.

Pour la marque au sol, c'était certainement parce que ma voiture était stationnée au même endroit depuis très très longtemps d'après certains. Pour le PV, j'étais il est vrai dans mon tort, ayant oublié de changer la vignette d'assurance. Mais le summum est arrivé quand j'ai écouté un message laissé par un pandore sur mon répondeur, pandore qui m'expliquait les raisons du PV et me demandait de plus de bouger mon véhicule stationné depuis bien trop longtemps, c'est à dire 6 jours alors qu'il est interdit de rester à une même place plus de 7 jours.

Il me demandait également d'enlever les affichettes que j'avais posé sur les vitres de ma voiture pour la vendre, car il est interdit de procéder à des mises en vente sauvage sur la voie publique...

Je dois dire que sur le coup j'ai carrément explosé, me demandant pourquoi ma pauvre petite 104 avait bénéficié d'un tel traitement, alors qu'elle n'était à cet endroit que depuis 6 jours, et alors que, sur le même parking, j'ai encore le souvenir d'une twingo verte restée en place plus de 10 mois sans bouger d'un pouce, à tel point que de la mousse poussait en dessous. Et cette twingo verte, les gendarmes, les mêmes que ceux qui ont barbouillé le pneu de ma titine, l'ont regardée de près, ont tourné autour. Mais ils n'ont rien fait, pas de contredanse, pas de marquage, à croire qu'elle appartenait à quelqu'un qui ne devait pas être embêté (mais je fabule et je me fais sans doute des films).

Et je suis encore plus remonté quand je passe dans un virage où la maréchaussée passe elle aussi, et ce j'en suis sur bien plus d'une fois par jour, et qu'à cet endroit une voiture noire de marque allemande est stationnée depuis quelques dizaines de jours sur la voie publique sans bouger (pas facile de rouler quand l'avant est posé sur des parpaings), sans qu'elle ne fasse l'objet de marquage sur pneu et au sol...

Mais, d'un certain côté, je me dis que je peux être content qu'il n'y ait plus de police nationale à Tarare, car je suis sur qu'eux aussi auraient trouvé une façon ou une autre de m'aligner. J'avais déjà en effet eu droit à un PV de la police municipale qui s'était fait un très grand plaisir d'aligner une immatriculation exotique (des voitures immatriculées en Provence, on n'en voit pas tous les jours à Tarare, et je le comprends quand on voit de quelle façon on est accueilli) un matin de très bonne heure, tout cela parce que j'étais garé sur un parking à 7H00 du mat et que je gênais des forains qui ne sont pas arrivés avant 8H00, heure à laquelle j'aurais été parti de toute façon...

Ceci dit, je ferais comme tout bon français moyen, je paierais le PV qu'ils m'ont mis pour une histoire de vignette d'assurance non conforme (il fallait bien qu'ils trouvent quelque chose), mais je ne me gènerais pas pour faire quelques remarques au prochain d'entre eux que je croiserais à une réunion ou une autre...

Thierry le futur ex-tararien sans nul doute

P.S. : je pourrais presque parfois comprendre ceux qui finissent par devenir réac et aigris, surtout quand on a le sentiment de toujours être le dindon, le pigeon, la vache à lait...

mercredi, 30 avril 2008

Manger turc à Tarare

Voici une adresse que nous fréquentons fort régulièrement depuis que nous sommes installés à Tarare : Le Grand Départ. Ce restaurant se trouve en plein centre de la ville, dans la rue principale, juste à côté de la mairie. Dans la salle de restaurant refaite il y a peu et située à l'étage, vous pouvez vous sustenter avec des pizzas fort correctes mais surtout vous laisser tenter par quelques plats turcs que pour ma part je trouve fort bons...

Le service est rapide et attentionné, les assiettes sont bien remplies, le cadre est agréable (hormis les peintures exposées sur les murs qu'il vaut mieux s'abstenir de regarder, enfin chacun ses goûts).

Donc, si vous êtes de passage à Tarare un soir et que vous ne savez où aller et que vous ne voulez point trop bourse délier, voici l'adresse qu'il vous faut :

    Le Grand Départ
59, rue de la République
69170 Tarare
Tél : 04 74 63 21 87

vendredi, 28 mars 2008

Le Saint Clément, où nous avons bien mangé

Nous sommes allés il y a déjà deux semaines dans un restaurant proche de Tarare, à Saint Clément sous Valsonne. Cette auberge s'appelle fort justement le Saint Clément, et je prend aujourd'hui le mulot pour vous signifier que nous y avons passé un moment fort agréable.

Si vous passez dans le coin, je vous recommande donc cet estaminet, situé au coeur de ce petit village. Si vous êtes en train de cheminer sur la nationale 7, l'endroit vaut bien un petit détour de 6 kms.

Pour commencer, la salle est plutôt sympathique, le tout est de point faire trop attention aux peintures exposées, certaines étant redoutables.

Puis vous vous dites que vous ne devez pas être trop mal tombé car, quand vous y débarquez un dimanche midi, vous vous rendez compte que quasiment toutes les tables sont occupées par des seniors, ce qui, dans une zone rurale, est bien souvent signe de cuisine traditionnelle et de qualité.

L'accueil est lui quelque peu particulier, avec des serveuses qui parlent assez fort et assez lentement pour être bien comprises des porteurs de sonotones, ce qui est tout à leur honneur... Et oui, elles prennent soin de leur coeur de cible.

Pour ma part, je n'ai pas regretté la suite, le foie gras était bien goûteux, le pain fraîchement grillé et bien présenté, la biche succulente et accompagnée d'une fort bonne sauce, le plateau de fromages bien garni, et le plateau de desserts carrément époustoubourrifant...

Imaginez-vous un chariot de taille fort respectable sur lequel trônent une vingtaine de gâteaux différents plus appétissants les uns que les autres...

Donc, vous passez par Tarare, vous avez un gros creux, vous avez entre une et deux heures à consacrer à votre repas, alors lancez vous et passez le col de la Croix Paquet pour vous sustenter.

mercredi, 2 janvier 2008

Nous voila à Tarare...

Et voila, nous avons fait notre dernier voyage avec la remorque chargée à bloc, recouverte d'une bache qui se déchirait de plus en plus au fil des kilomètres.

A la date d'aujourd'hui, tous nos meubles ont quitté Salernes pour migrer vers Tarare, et nous les installons peu à peu, en fonction de nos envies et de notre courage.

Il ne nous reste plus qu'à remonter la moto (objet indispensable) et les vélos (objets moins indispensables), à remettre l'appartement en état et une page sera tournée...

Bon, c'est vrai que nous quittons le sud, mais bon, il faut parfois faire des choix, et en l'occurence nous avons fini par aller là ou est le travail, tout du moins celui qui nous intéresse. L'expérience salernoise a été intéressante, nous a permis de vivre autrement, de profiter un peu de la société comme certains disent, mais nous a aussi montré ses limites, et nous a surtout permis de comprendre que nous ne sommes pas vraiment fait pour être artisans... enfin pas dans le sud-est en tout cas.

Alors du coup nous voici tous les deux en contrats à durée indéterminée dans la région lyonnaise, moi à Tarare et mon cher et tendre à Villefranche sur Saône.

Fort heureusement, nous avons trouvé très rapidement un endroit où nous poser, un petit appartement d'environ 90 m² dans un endroit assez calme tout en étant à proximité immédiate des principaux commerces, et avec, au rez de chaussée, un garage qui fait quasi la même taille, où toutes nos voitures (405, 104, et bientôt je l'espère la spit) et motocyclettes (les deux Daystar) vont pouvoir être entreposées.

Donc nous pouvons dire qu'une autre façon de vivre commence, car nous arrivons dans une région où nous ne connaissons quasiment personne. Nous savons qu'il y aura sans doute moins de soleil et des températures moins clémentes dans l'ensemble, mais nous avons d'ores et déjà pu nous rendre compte qu'il va nous falloir faire fort attention en ce qui concerne la découverte de la gastronomie locale car cette phase exploratoire pourrait être préjudiciable à nos tours de tailles.

Juste comme ça à titre d'exemple, nous avons voulu, dimanche soir, essayer un restaurant salernois dont on nous avait plutôt dit du bien. Nous nous y sommes donc rendus et y avons pris apéritif, plat, dessert et café pour un montant raisonnable en Provence. Mais pour les deux-tiers de ce montant, nous aurions pu avoir de biens meilleurs plats, contenant moins de produits surgelés, et avec une entrée régionale dans un bouchon de Lyon ou des environs...

mercredi, 17 octobre 2007

Tarare ou l'incurie médicale

Cela fait maintenant plus de 6 mois que je suis à Tarare pour le boulot, et ce soir, je me demande si je vais pouvoir y rester encore longtemps...

Je cherche en effet désespérement, depuis hier midi, à prendre un rendez-vous chez un médecin généraliste de Tarare, et je n'y arrive point. Ils sont tous débordés, me disent que leur salle d'attente déborde de monde, que les carnets de RDV sont plein comme des oeufs, et je n'arrive point à me faire soigner.

C'est la première fois, en 42 ans, que je me trouve confronté à une telle situation, et pourtant j'ai bourlingué un peu partout en France.

C'est dans ce genre de situation, où les médecins reconnaissent qu'ils sont débordés et ne peuvent faire face, que je me dis qu'une obligation quelconque d'installation en zone déshéritée, même à titre temporaire, pour des praticiens fraichement diplomés aurait quand même du bon.

La société, dans sa grande générosité, finance les études de ces gens pendant de très nombreuses années, et ne leur demande en contrepartie que de soigner, s'ils en ont envie, des gens là où ils en ont envie...

Du coup, bon nombre de ces carabins s'agglutinent en zones urbaines, ou dans des régions bénéficiant d'un taux d'ensoleillement et de personnes âgées et rentables intéressant, et les territoires plus industrieux et moins tentants pour les conjoints et la progéniture sont délaissés.

Mais bon je vais quand même persévérer demain, si mon état ne s'améliore pas, et essayer de trouver un docteur qui puisse me recevoir et me prescrire de quoi me soigner, faute de quoi je m'en irais faire un petit tour aux urgences, même si cette solution me déplait profondemment. (et oui car nous avons quand même la chance d'avoir, à Tarare, ville de 10.000 habitants, un service d'urgence, ce qui n'est pas si courant et risque de le devenir de moins en moins).

La seconde solution, c'est d'attendre ce WE, quand je serais retourné dans le sud pour le WE, et de voir mon médecin de la-bas, et de me faire soigner la-bas, et de ne revenir à Tarare qu'une fois que j'irais mieux, ce qui ne sera pas sans poser bien des soucis au niveau professionnel et que je préfère éviter tant que ce peut.

Je comprend mieux maintenant pourquoi certaines personnes que je croise à titre professionnel sont dans une détresse réelle au niveau de la santé, car, pour se faire soigner, il faut le vouloir, ou peut-être faire preuve d'un culot que, dans ce domaine, je n'ai point, comme par exemple de se planter dans une salle d'attente et de n'en partir qu'avec une prescription à la main.

Suite au prochain épisode, car il est déjà 21h30 et je décline, donc il va être l'heure de faire dodo, ce qui me surprend moi-même, car aller au lit de si bonne heure, ce n'est point dans mes habitudes...

dimanche, 24 juin 2007

La Fête de la Musique, un grand moment d'émotion

J'ai fait cette année la Fête de la Musique à Tarare et ce fut un très très grand moment d'émotion pour plusieurs raisons :

1) je suis tombé par le plus grand des hasards sur une échoppe qui proposait des hot-dogs faits avec de l'andouillette, et je vous raconte pas comme c'était bon, ce bout de pain farci d'andouillette en petits morceaux mélangée avec des petites lanières d'oignons frits...., rien que d'y penser j'ai les papilles qui s'excitent toutes seules et j'en baverai presque.

2) En prenant ma pitance je me suis retrouvé face aux vamps... mais face aux vraies vamps, pas celles qu'on voit à la télé pour ceux qui l'ont, car là c'était nature pur et dur, deux vieilles filles (enfin je le suppose), avec un accent rural plus que prononcé (je n'ai rien contre ce type d'accent mais là ça campe les personnages), avec la tenue vestimentaire du dimanche et des grands jours, de superbes robes à fleur, des sacs à main comme on n'en fait plus, une coupe de cheveux d'une autre époque, mais surtout une façon de parler entre elles qui m'a rappelé ce que j'ai entendu de leurs clones qui passent à la télé... Du coup, je l'avoue, je le confesse mais je ne le regrette point, pour la première fois de ma vie, j'ai suivi une femme dans la rue... et même pire, dans le cas présent dont je parle, j'en ai suivi deux... J'ai voulu vérifier pour voir si elles étaient vraiment comme ça et pour être sur qu ce n'était point des comédiennes qui s'amusaient ... et bien non, après un espionnage plutôt tordant, je vous le confirme, elles étaient natures et naturelles, et je me suis régalé à les écouter s'ébahir et commenter ce qu'elles voyaient. Je ne croyais pas que ces personnages existaient vraiment, et il a fallu que je vienne à Tarare pour en avoir confirmation...

3) Plein de beaux mecs étaient de sortie, en tee-shirt mettant parfois avant de beaux abdos et pour certains dans des jeans un peu moulants qui mettaient bien leur petit cul en valeur, donc je me suis un peu rincé l'oeil... et à un endroit, il y en avait même des torses nus qui auraient fort bien pu servir comme modèles pour les photos que je vous montre de temps en temps.. et surtout un pour ses tablettes, ses abdos et sa belle petite gueule de rebeu...

Voila, c'était ça la Fête de la Musique à Tarare, où en fait il ne manquait qu'une chose : les musiciens car de la zique il y en avait un peu partout, mais elle provenait juste de platines ou de mecs à un synthé aux terrasses de bars... Mais ceci dit, il y a beaucoup plus d'animation qu'à Salernes où nous nous sommes fait piéger l'année dernière ou celle d'avant je ne sais plus...

mardi, 6 mars 2007

Tarare et son marché

Au moment où j'étais en train de réfléchir sur ce que j'allais bien pouvoir de dans les billets que je suis obligé d'écrire à l'avance en ce moment, du fait de mon impossibilité que j'espère temporaire d'avoir accès au grand monde de l'interweb depuis l'appart que je loue sur place (et je réitère mon appel, si vous connaissez un endroit d'où je pourrais mettre en ligne mes billets je suis preneur), je profitais du soleil revenu dans les coteaux du lyonnais pour rester fenêtre grande ouverte.

Hors, en ce samedi matin, moment où je suis en train d'écrire, c'est jour de marché à Tarare, et dès 7H00 du mat (ce n'est pas comme à Salernes où les plus courageux arrivent péniblement à 8H30), c'est animé juste sous mes fenêtres.

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