Médecine populaire et provencale d'antan
Par Thierry le vendredi, 1 décembre 2006, 16:32 - Provence - Lien permanent
La tradition médicale populaire est inspirée de la thérapeuthique grecque et romaine.
L'utilisation des animaux se faisait en Provence comme ailleurs de façon empirique et en voici quelques exemples :
la taupe : son foie passait pour donner au pouce gauche d'un homme qui le touchait le pouvoir de guérir des maux de dents.
le renard : ses testicules séchées exercaient une actin bénéficue à la guérison des maladies utérines.
le serpent : sa peau portée en jarretière passait pour préserver des accidents variqueux; portée en ceinture elle était recommandée contre les lumbagos.
le lézard : donné en petits morceaux palpitants dans du pain azyme pendant 21 jours, il prévenait contre le cancer.
la pie : sa cervelle séchée et diluée dans du vin blanc traitait le mal caduc c'est à dire l'épilepsie.
la souris : ses crottes séchées et réduites en poudre étaient réputées contre l'incontinence des enfants.
le crapaud : placé sous l'oreiller des malades, il absorbait les miasmes de la chambre et était recommandé notamment pour lutter contre la fièvre typhoïde.
le beuf : le sang qui jaillissait d'une artère ouverte et dirigé sur les reins d'un enfant était censé guérir le rachitisme.
l'écrevisse : pilée et mise en cataplasme sur le ventre, elle servait de vermifuge.
Ces quelques exemples sont issus du guide de la Provence mystérieuse par Jean-Paul Clébert et publié chez Sand dans la collection Les guides noirs.
Je l'ai trouvé à la bibliothèque de Salernes où je me suis inscrit très récemment.
Commentaires
Mon cousin Eric aurait-il touché la taupe du pouce gauche ???
merci pour ce topic, mais faut que les mentalites change!