Mais les aléas de la vie ont fait que je me suis retrouvé au chômage avec cette baraque à restaurer sur les bras. Je me demandais ce que j'allais bien pouvoir faire et comment j'allais pouvoir m'en sortir quand, lors d'un échange téléphonique avec mes géniteurs, je me suis entendu dire que de toute façon, comme d'habitude, je n'arriverai jamais à terminer la restauration de cette maison car je n'allai jamais au bout de ce que je disais que je voulais faire...

un peu abattu, j'en ai parlé avec un de mes meilleurs amis qui se reconnaîtra sans doute car je sais et je pense qu'il me lit, et il m'a reboosté en me proposant de m'aider à faire les travaux. Nous nous sommes donc lancés dans cette vaste entreprise et nous sommes arrivés à transformer quatre murs porteurs sous un toit en un intérieur plutôt sympathique et agréable à vivre.

Mais, par encore un autre hasard, je me suis retrouvé à travailler à l'autre bout de la France, dans le Doubs, juste quand les travaux entraient en phase de finition. Du coup, la maison a été mise en vente par l'intermédiaire d'une agence spécialisée dans la clientèle anglaise. au bout de huit jours, une promesse de vente était signée avec un couple de retraités anglais ravis de venrir s'installer dans le bocage vendéen, avec accord pour réalisation définitive de la vente deux mois plus tard.

Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes, la vente allait nous permettre de repartir sur de bonnes bases, sans dégager pour autant un bénéfice, mais au moins d'apurer les dettes en cours. Mais ô surprise, un mois avant que la vente ne se fasse pour de bon et que les anglais ne fassent leur chèque, alors que j'avais avisé par courrier mon usurier ma banque de l'évolution de la situation, je reçois un recommandé me demandant d'assainir ma situation financière sous huitaine si je me rappelle bien, sous peine de mise en oeuvre de mesures appropriées de leur part.

En clair, j'avais huit jours pour trouver 4.500 euros, sous peine de quoi ils seraient en mesure de vendre pour leur propre compte ma maison que j'étais sur de céder 30 jours plus tard pour une somme 20 fois supérieure.

Mais vous vous doutez bien que ce courrier de mise en demeure écrit et envoyé avec l'accord du directeur de l'agence avait été fait sans que celui-ci ne se soit renseigné auprès de la personne à qui j'avais écrit pour l'informer de la vente de ma maison, à savoir le directeur de l'agence pour savoir où j'en étais dans la vente de ma maison... (euh vous avez du mal à comprendre la phrase, et bien il m'a fallu un certain temps pour trouver une formulation à peu près convenable alors concentrez vous pour trouver la différence entre la première personne, à savoir le directeur de l'agence, et la seconde personne, à savoir le directeur de l'agence).

Mais, manque de chance, pour le directeur de l'agence qui n'avait pas consulté le directeur de l'agence et qui comptait bien récupérer la maison pour un vil prix, j'avais encore la chance d'avoir quelques amis qui m'ont fort rapidement prête la somme nécessaire pour empêcher qu'une aussi base manoeuvre puisse se réaliser..

Moralité de l'histoire : quand vous voulez être le plus honnête possible avec la première banque du monde rural (c'est eux qui le disent), écrivez au bon directeur d'agence, et pas au méchant... (et on fait comment, si, comme dans l'agence où je suis client et pigeon, il n'y en a qu'un, de directeur d'agence ?)

Et voilà, mon histoire est finie, et toute ressemblance avec des faits réels

est fortuite et relève du plus grand des hasards n'est absolument pas fortuite et relève du vécu

(je vous laisse biffer la mention qui vous semble la plus invraisemblable)