Décidemment, ils font tout ce qu'ils peuvent pour me faire fuir...

Cela fait maintenant plus d'un an et demi que je suis à Tarare, et je me demande parfois comment je fais pour tenir...

Mais j'ai subi et mal vécu un petit incident la semaine dernière, incident qui me conforte de plus en plus dans ma volonté de quitter le coin pour de bon et pour de vrai.

Je m'en vais donc vous raconter ma mésaventure...

Ayant récupèré ma Spitfire, je me suis décidé à mettre en vente la 104 et la Samba Cabriolet (250 € pour le première et 500 € pour la seconde si ca vous intéresse), et du coup je me suis logiquement et sans doute fort bêtement dit que j'allais mettre de petites affichettes sur les dites automobiles et les stationner sur des parkings publics.

C'est donc ce que j'ai fait et j'ai laissé la 104 jeudi 4 septembre place Victor Hugo à Tarare.

Et ne voila-t-il pas que, en passant à coté de ma voiture mercredi 10 septembre, je la retrouve avec un PV et avec un grosse marque sur le pneu qui se prolonge au sol, avec la date du jour inscrite sur le sol.

Pour la marque au sol, c'était certainement parce que ma voiture était stationnée au même endroit depuis très très longtemps d'après certains. Pour le PV, j'étais il est vrai dans mon tort, ayant oublié de changer la vignette d'assurance. Mais le summum est arrivé quand j'ai écouté un message laissé par un pandore sur mon répondeur, pandore qui m'expliquait les raisons du PV et me demandait de plus de bouger mon véhicule stationné depuis bien trop longtemps, c'est à dire 6 jours alors qu'il est interdit de rester à une même place plus de 7 jours.

Il me demandait également d'enlever les affichettes que j'avais posé sur les vitres de ma voiture pour la vendre, car il est interdit de procéder à des mises en vente sauvage sur la voie publique...

Je dois dire que sur le coup j'ai carrément explosé, me demandant pourquoi ma pauvre petite 104 avait bénéficié d'un tel traitement, alors qu'elle n'était à cet endroit que depuis 6 jours, et alors que, sur le même parking, j'ai encore le souvenir d'une twingo verte restée en place plus de 10 mois sans bouger d'un pouce, à tel point que de la mousse poussait en dessous. Et cette twingo verte, les gendarmes, les mêmes que ceux qui ont barbouillé le pneu de ma titine, l'ont regardée de près, ont tourné autour. Mais ils n'ont rien fait, pas de contredanse, pas de marquage, à croire qu'elle appartenait à quelqu'un qui ne devait pas être embêté (mais je fabule et je me fais sans doute des films).

Et je suis encore plus remonté quand je passe dans un virage où la maréchaussée passe elle aussi, et ce j'en suis sur bien plus d'une fois par jour, et qu'à cet endroit une voiture noire de marque allemande est stationnée depuis quelques dizaines de jours sur la voie publique sans bouger (pas facile de rouler quand l'avant est posé sur des parpaings), sans qu'elle ne fasse l'objet de marquage sur pneu et au sol...

Mais, d'un certain côté, je me dis que je peux être content qu'il n'y ait plus de police nationale à Tarare, car je suis sur qu'eux aussi auraient trouvé une façon ou une autre de m'aligner. J'avais déjà en effet eu droit à un PV de la police municipale qui s'était fait un très grand plaisir d'aligner une immatriculation exotique (des voitures immatriculées en Provence, on n'en voit pas tous les jours à Tarare, et je le comprends quand on voit de quelle façon on est accueilli) un matin de très bonne heure, tout cela parce que j'étais garé sur un parking à 7H00 du mat et que je gênais des forains qui ne sont pas arrivés avant 8H00, heure à laquelle j'aurais été parti de toute façon...

Ceci dit, je ferais comme tout bon français moyen, je paierais le PV qu'ils m'ont mis pour une histoire de vignette d'assurance non conforme (il fallait bien qu'ils trouvent quelque chose), mais je ne me gènerais pas pour faire quelques remarques au prochain d'entre eux que je croiserais à une réunion ou une autre...

Thierry le futur ex-tararien sans nul doute

P.S. : je pourrais presque parfois comprendre ceux qui finissent par devenir réac et aigris, surtout quand on a le sentiment de toujours être le dindon, le pigeon, la vache à lait...